Dictionnaire des plantes et minéraux

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lundi, 26 janvier 2009

Romarin

Rosmarinus officinalis L (Lamiaceae)

ORIGINE ET CULTURE : sous-arbrisseau à feuilles persistantes, le romarin est fréquent dans les garrigues du Midi où il fleurit toute l’année. Il peut atteindre 1 m de haut, se distingue par ses feuilles opposées, étroites, blanches et duveteuses à la partie inférieure. Les fleurs de couleur bleu plus ou moins foncé sont disposées en épis.

PARTIE UTILISEE : feuille, sommité fleurie.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS : - huile essentielle : elle est de composition variable en fonction du chémotype ; le constituant principal peut être du camphre, du linalol, de la verbénone. - Acides phénols : dérivés de l’acide caféique, en particulier de l’acide rosmarinique. - Flavonoïdes , - Diterpènes phénoliques tricycliques : acide carnosolique, carnosol, rosmadial ; - Phytostérols.

PROPRIETES : C’est la Reine de Hongrie, Isabelle, qui au XVI ème siècle contribua le plus à la renommée de cette plante aromatique trop souvent délaissée chez nous au profit de « plantes exotiques ». L’eau de la Reine de Hongrie était un distillat de romarin qui aurait permis à la reine de recouvrer la santé et une certaine jeunesse à l’âge de 70 ans. Le romarin possède de nombreuses propriétés : stomachique, antispasmodique et carminatif, il facilite la digestion, s’avère être cholagogue et cholérétique, stimulant de la circulation sanguine et tonique. C’est un remarquable anti-oxydant utilisé comme conservateur naturel dans certains produits alimentaires. Les jeunes pousses sont également diurétiques et hépato-protectrices. Son huile essentielle exerce un effet antibactérien. En usage externe, il possède des propriétés anti-inflammatoires.

EMPLOIS :
- Par voie orale : • Troubles digestifs : dyspepsie, ballonnements, flatulences, crampes abdominales, pour la détoxication hépatique. • Fatigue, asthénie. - En usage externe : • douleurs rhumatismales • infections bronchiques et ORL : inhalations en cas de rhume, hygiène buccale.

PRECAUTIONS D’EMPLOI : par voie orale, ne pas utiliser en cas d’obstruction des voies biliares.

PRODUITS CONSEILLES : Complexe Minceur, Svelt’Line, Phytoélément Bio Détox, Phytexor Elimination, Garciline.

jeudi, 4 décembre 2008

Théier

Thea sinensis L, Camelia sinensis (L) O Kuntze (Theaceae)

ORIGINE ET CULTURE : le théier est vraisemblablement originaire du Yunnan occidental d’où il s’est étendu jusqu’au Vietnam et à la Chine du Sud. Connu depuis 5000 ans en Chine, il est introduit en France au début du XVII ème par les jésuites et Louis XIV l’utilisait pour ses vertiges. La cérémonie du thé naît au XVI ème sièle au Japon. C’est la Compagnie des Indes qui organise le commerce du thé avec la Chine et met en place les premières plantations en Inde. Cette plante est cultivée à grande échelle depuis le XVIII ème siècle en Indonésie et le XIX ème en Inde et au Sri Lanka où le thé a été introduit par Lipton. Le thé pousse de 500 m à 2000 m d’altitude dans les pays à climat doux et forte pluviosité et il en existe de très nombreuses variétés.

PARTIE UTILISÉE : thé vert ; il s’agit des jeunes feuilles fraîchement cueillies sans le pétiole et séchées rapidement à chaud pour inactiver les enzymes qui la feraient brunir. Les feuilles sont ensuite roulées et séchées. A la différence, pour le thé noir, les feuilles sont mises à fermenter puis torréfiées après séchage ce qui explique leur couleur noire due à l’oxydation des polyphénols de la feuille de thé.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS DU THE VERT :
- méthylxanthines dont un minimum de 2 % de caféine ;
- monomères de la catéchine caractéristiques du thé vert : 5 à 12 % de gallate d’épigallocatéchol (EGCG), 1 à 5 % de gallate d’épicatéchol et les digallates correspondants.
- Proanthocyanidols dimères et trimères, théasinensines (gallates biflavaniques),
- Tanis galliques et ellagiques,
- Hétérosides flavoniques,
- Acides phénols (chlorogénique, caféique),
- Composés aromatiques : hétérosides d’alcool (géraniol, linalo)
- Théanine : acide aminé dont la quantité est estimée à 3 %,
- Acide ascorbique.


PROPRIÉTÉS :
Le thé vert peu consommé en France par rapport à d‘autres pays, n’est pas qu’une boisson d’agrément. Il possède de nombreuses propriétés bénéfiques pour la santé et est considéré comme plante médicinale.

- Propriétés stimulantes : elles sont dues à la caféine,
- Propriétés diurétiques,
- Propriétés antibactériennes et antivirales : le thé a montré par exemple une action préventive des caries dentaires.
- Propriétés hypoglycémiantes : il stimule le passage du glucose dans les muscles squelettiques et au contraire diminue son accumulation dans le tissu graisseux,
- Propriétés anti-oxydantes : elles expliquent son action hypocholestérolémiantes (diminution de l’oxydation des LDL) et son intérêt en prévention cardio-vasculaire ; le thé fait baisser la tension artérielle, s’oppose aux dommages oxydatifs essentiellement hépatiques induits par le sport à haut niveau, le stress ; la fatigue est donc moindre. Il protègerait selon certaines études des dommages oxydatifs dus au syndrome d’apnée du sommeil et de la maldie d’Alzheimer.
- Propriétés astringentes : riches en tanins, le thé en infusion prolongée permet d’améliorer les diarrhées.
- Prévention du cancer : les études épidémiologiques ont montré une relation entre consommation régulière de thé et moindre incidence des cancers du côlon, du duodénum, de l’estomac, de la peau et du poumon ; plusieurs mécanismes d’action l’expliquent : action anti-oxydante et antiradicalaire, inhibition d’enzymes liées au développement des tumeurs, protection des atteintes cellulaires, inhibition de la production de nitrosamines.
- Action lipolytique : le thé vert contribue à la perte de poids en augmentant la dépense énergétique (inhibition des phosphodiestérases, blocage de l’adénosine, inhibition de la COMT)., en diminuant la pénétration du glucose dans les adipocytes.

EMPLOIS :
Le thé vert est utilisé :
- pour favoriser la perte de poids en complément de mesures diététiques et d’une activité physique ; son effet draineur facilite de plus l’élimination des déchets tant par voie orale qu’en usage externe.
- En cas de diarrhée bénigne (sans fièvre ni sang dans les selles)
- En cas de fatigue,
- En prévention cardiovasculaire.

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI : ne pas prendre en même temps que des médicaments dont il peut diminuer l’absorption et en particulier en même temps que du fer. Ne pas prendre le soir chez les personnes sensibles à la caféine.

PRODUITS CONSEILLES : Thé vert +, Megadraine, Lipo Brûleur, Svelt’Line, Garciline.

mardi, 25 novembre 2008

Vigne Rouge

Vitis vinifera L (Ampelidaceae)

ORIGINE ET CULTURE : la culture de la vigne a débuté en Asie Mineure puis en Grèce à partir du XVI ème siècle avant JC. Dioscoride, médecin grec du I er siècle, recommandait la feuille de vigne en application locale contre les maux de tête ; au XIX ème siècle, elle était utilisée en cas de dysenterie et diarrhées chroniques. La vigne est un arbuste à rameaux grimpants munis de vrilles ; les feuilles alternes sont palmatilobées.

PARTIE UTILISEE : feuille récoltée à l’automne sur les cépages dits teinturiers. Son limbe est presque entièrement rouge.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS : la feuille de vigne rouge est très riche en composés phénoliques dont
- anthocyanosides
- acides phénols : caféique, chlorogénique
- flavonoïdes : hétérosides du quercétol et du kaempférol
- proanthocyanes.

PROPRIETES
La feuille de vigne rouge agit essentiellement au niveau vasculaire :
- protecteur capillaire : elle diminue la perméabilité et augmente la résistance des capillaires par inhibition d’enzymes impliquées dans la dégradation des tissus (collagénase, élastase, COMT, hyaluronidase, glycosidase), effet anti-radicalaire, inhibition de la trypsine et de la chymotrypsine d’où inhibition de médiateurs vasodilatateurs.
- Effet veinotonique : la vigne rouge en augmentant le tonus veineux facilite la circulation de retour ; une étude clinique montre que la prise de vigne rouge sous forme d’extrait améliore les symptômes liés à l’insuffid=sance veineuse (sensation de jambes lourdes, douleur, volume des jambes).

EMPLOIS La vigne rouge est conseillé tant en usage local que par voie générale dan la prise en charge de :
- la fragilité capillaire : couperose, pétéchies, ecchymoses,
- insuffisance veino-lymphatique en complément des mesures hygiéniques adaptées ( éviter la station debout prolonger, surélever les jambes la nuit, pratiquer une activité physique régulière et en particulier la marche…). Pour plus d’efficacité sa prise doit commencer avant les grosses chaleurs.
- Crise hémorroïdaire.

PRODUITS CONSEILLES : Phytoélément Bio Jambes Légères, Complexe Circulation, Veinofresh.

lundi, 19 mai 2008

Acérola

Malpighia punicifolia L , syn Malpighia glabra Millsp. NOT Linn (Malpighiaceae)

ORIGINE: L’acérola ou cerisier des Antilles ou cerisier des Barbades est originaire des Petites Antilles. Il a été naturalisé à Cuba, en Jamaïque et à Puerto Rico où leur plantation dans les cours des écoles a été encouragée à la fin de la seconde guerre mondiale pour augmenter l’apport en vitamine C des enfants. Introduit en Floride, l’acérola est à présent cultivé du Brésil au sud du Texas. Arbrisseau touffu toujours vert de 2 à 6 m de haut, il porte des feuilles ovales à elliptiques. .Les fleurs de couleur rose violacé disposées en cymes donnent une cerise globuleuse, un peu aplatie aux pôles, d’aspect bosselé, d’un rouge éclatant. Elle renferme une pulpe jaune, molle, très juteuse, de saveur aigrelette et contient trois noyaux triangulaires. Il fleurit et fructifie pratiquement toute l’année.

PARTIE UTILISEE : le fruit ou cerise des Barbades. Il est récolté mûr pour une consommation sur place et un peu avant pleine maturité pour transformation ou extraction. Fragile, le fruit doit être manipulé avec soins et traité rapidement pour éviter toute perte de vitamine C. Au stade industriel, il ne se garde pas plus de trois jours au frais, sinon il doit être congelé.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :
Inconnu il y a 40 ans, le cerisier des Antilles doit sa renommée a l’extraordinaire richesse en vitamine C (acide ascorbique) de son fruit : jusqu’à 4000 mg pour 100 g de fruit frais avec une moyenne de 1500 mg ; une orange en apporte 70 mg. Autres composants : vitamines du groupe B (B3, B5, B9), vitamine A, polyphénols (anthocyanes, proanthocyanes et tanins), caroténoïdes, acides organiques, sucres, éléments minéraux (magnésium, potassium, fer, phosphore)

PROPRIETES :
Elles sont liées à la présence de vitamine C en quantité notable. L’acide ascorbique intervient dans la plupart des réactions d’oxydo-réduction de l’organisme ; c’est par son effet antioxydant qu’il protège les cellules contre les dommages dus aux radicaux libres. Il stimule la maturation des globules rouges et contribue à l’absorption intestinale du fer non héminique (contenu dans les végétaux). Il est indispensable au bon fonctionnement des défenses immunitaires (les lymphocytes sont riches en vitamine C), intervient dans la synthèse du collagène, protéine de soutien de la peau et du squelette et de médiateurs du système nerveux (adrénaline et noradrénaline). A doses supérieures aux apports nutritionnels conseillés, c’est un stimulant du système nerveux central et de la contraction musculaire : il favorise l’effort, en prolonge la durée et retarde l’apparition de la fatigue. L’organisme humain ne sait pas fabriquer la vitamine C et ne la stocke pas; celle-ci doit être apportée par l’alimentation (fruits et légumes). La carence en vitamine C connue sous le nom de scorbut et caractérisée par des saignements des gencives, des retards à la cicatrisation des plaies, une faiblesse généralisée n’existe plus en France car des doses de 10 mg par jour permettent de le prévenir .L’apport journalier recommandé (AJR) est de 60 mg mais les besoins sont augmentés chez le fumeur ou en cas de stress. Le manque de vitamine C est également possible chez les personnes qui consomment peu de fruits et légumes frais car la vitamine C est fragile et facilement détruite par la chaleur, l’exposition à l’air.

EMPLOIS
L’acérola titré en vitamine C est recommandé en cas de fatigue physique en particulier en période de convalescence et lors de baisse passagère des défenses anti-infectieuses ; en cas de rhume, refroidissement il sera plus efficace d’en prendre dès l’apparition des premiers symptômes. La dose recommandée est alors de 120 mg toutes les deux heures le premier jour (la prise fractionnée de vitamine C permet de mieux l’absorber ; si elle est prise à dose massive en une fois, l’organisme l’élimine dans les urines). Précautions d’emploi : chez les personnes sensibles, la prise de vitamine C après 16 h peut gêner l’endormissement. Des troubles gastro-intestinaux peuvent survenir avec des prises importantes de vitamine C (2 grammes). La prise répétée de vitamine C est déconseillée en cas de surcharge en fer ; de plus avec ce dernier elle devient pro-oxydante.

Produit recommandé : ACEROLA BIO

mercredi, 12 décembre 2007

Ananas

(Ananas comosus (L.)) Famille: Bromeliaceae

Origines et cultures: Originaire d'Amérique centrale et cultivé dans toutes les régions chaudes pour son fruit comestible.
Les principaux pays producteurs sont les îles Hawaï, les Antilles, le Brésil, la Côte-d'Ivoire.

Propriétés: L'ananas contient en grande quantité de la bromélaïne. Cette enzyme, qui se retrouve autant dans la plante que dans le fruit, exerce de multiples actions : anti-inflammatoire, anti-oedémateuse, en plus d’aider à la digestion et d’améliorer les systèmes circulatoire et cardiovasculaire. Son action sur la digestion est la suivante: la bromélaïne contenue dans l’ananas est une enzyme qui peut scinder les protéines, au même titre que d’autres enzymes de l’organisme jouant un rôle dans le processus de digestion.
L'ananas contient aussi comme nutriments: du manganèse, de la vitamine C, du cuivre et des vitamines B6 et B1.

Produits conseillés

Artichaut

(Cynara scolymus L.) Famille : Astéraceae

Origines et cultures: Grande plante vivace par sa racine pivotante. L'artichaut n'est sans doute qu'une forme culturale améliorée du Cardon sauvage. Actuellement il est cultivé dans toute la région méditerranéenne. En France, en dehors de la Provence, de la région de Perpignan, existent d'importantes cultures en Anjou, en Bretagne (Saint-Pol-de-Léon) et dans le Pas-de-Calais (Saint Omer).

Partie utilisée: Feuille (à ne pas confondre avec la partie comestible constituée par le réceptacle floral et ses bractées).

Principaux composants :
- Acides phénols dont la cynarine considérée comme le principe actif majeur.
- Acides alcools (acides citrique, lactique, malique)
- Flavonoïdes
- Lactones sesquiterpéniques dont la cynaropicrine responsables du goût amer.
En réalité ces constituants agissent en synergie et sont de ce fait tous importants.

Propriétés: L’Artichaut est le type même des draineurs hépato-rénaux de par son action à la fois cholérétique (il augmente la production de bile par le foie) et diurétique. De plus c’est un protecteur hépatique qui stimule la régénération des cellules du foie, un hypocholestérolémiant et un anti-oxydant.

Emplois : L’Artichaut est indiqué en cas de dyspepsie, c'est-à-dire lorsque la digestion est difficile, douloureuse ou lente parfois accompagnée de nausées, ballonnements, flatulences ; l’artichaut est particulièrement indiqué chez les personnes qui supportent mal les graisses. Il s’emploie aussi en cas de constipation d’origine hépatique, en prévention de l’athérosclérose et aux changements de saison surtout au début de l’automne et du printemps pour aider l’organisme à éliminer les déchets issus du métabolisme. Précautions d’emploi : comme toutes les plantes cholérétiques et/ou cholagogues, l’artichaut est déconseillé en cas d’obstruction des voies biliaires.

Produits conseillés

Asperge

(Asparagus officinalis L.) Famille: Liliaceae

Origines et cultures: Plante dioïque, vivace par son rhizome qui donne au printemps de jeunes pousses. La plante est cultivée pour ses pousses étiolées, alimentaires, les "asperges". L'asperge est consommé un peu partout à travers le monde.

Partie utilisée: Racine et rhizome (la partie comestible constituée par les jeunes pousses s’appelle turion).

Principaux composants : fructanes (ce sont des glucides peu digestibles), saponosides et éléments minéraux.

Propriétés: La racine d’asperge est un diurétique : elle augmente le volume urinaire et l’élimination d’urée. Elle a longtemps été employée en association avec d’autres plantes diurétiques sous le nom du Sirop des Cinq Racines (mélange à parties égales de racines d’ache, asperge, fenouil, persil, rhizome de petit houx).

Emplois : Pour faciliter l’élimination rénale de l’eau : cures de drainage, accompagnement du traitement d’une cystite.
Précautions d’emploi : comme pour tout produit diurétique, un avis médical est nécessaire en cas d’insuffisance rénale.

Produit conseillé :
PHYTEXOR DRAINAGE : Aide à éliminer les déchets, les toxines et l'eau en excès !

mardi, 11 décembre 2007

Bambou / Bamboosil

(bambusa arundinacea (Retz.)) Famille: Poaceae

ORIGINES ET CULTURES: Il existe près de 1 300 espèces de bambou qui poussent essentiellement en asie et en amérique du sud.

PARTIE UTILISEE : exsudat des nœuds de la tige appelé « bamboosil » en Chine et « tabashir » en Inde.

PRINCIPAUX COMPOSANTS : cet exsudat est très riche en éléments minéraux et en particulier en silicium : il contient au moins 65 % de silice (SiO2).

PROPRIETES :
Par sa teneur élevée en silicium organique, le bamboosil est un reminéralisant et un stimulant de la synthèse de tous les tissus conjonctifs. Dans les végétaux comme chez l’homme, la silice est associée aux processus de développements, croissance et protection. Les tissus humains les plus riches en silicium sont les cheveux, les ongles, l’émail des dents, le cartilage et l’os, la peau ; on en trouve des quantités notables dans le thymus et les capsules surrénales mais aussi le poumon. Il y joue un rôle métabolique et structurel : la silice organique est en effet indispensable à la synthèse par le biais de la stimulation des fibroblastes et à l’intégrité des différents éléments qui constituent le tissu conjonctif (élastine, collagène, mucopolysaccharides) en y créant des liaisons croisées.

EMPLOIS :
Le bamboosil est un reminéralisant ; il est conseillé :
- en cas de déminéralisation quelle qu’elle soit : ongles mous, striés et/ou cassants ; cheveux fragiles ; arthrose ; ostéoporose ; consolidation de fractures.
- pour préserver la beauté de la peau : en prévention et traitement des rides, vergetures, cellulite et e accompagnement de la perte de poids.

PRODUIT CONSEILLE : MEMBRANEUF

lundi, 1 octobre 2007

Bigaradier / fruit

Synonyme : Oranger amer.
Citrus aurantium ssp aurantium (Rutaceae)

ORIGINE : Originaire du nord de l’Inde, l’oranger amer ou bigaradier est cultivé dans la région méditerranéenne. Résistant aux intempéries il sert de porte-greffe à d’autres Citrus. Son fruit, plus petit que celui de l’oranger doux a un suc très acide et amer qui le rend impropre à la consommation en l’état.

PARTIES UTILISEES : zeste provenant du fruit à peine mûr, feuille, fleur.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :
- de la fleur : huile essentielle à limonène, linalol, nérol (essence de Néroli), flavonoïdes (naringoside)
- de la feuille : hétérosides flavoniques (hespéridoside), principe amer terpénique (limonine), huile essentielle (linalol, acétate de linalyle) connue sous le nom d’ « essence de petit grain Bigarade ».
- du zeste : pectine, hétérosides flavoniques (néohespéridine, naringoside, sinensétine, nobilétine), huile essentielle à limonène et furocoumarines appelée essence de Curaçao ; alcaloïdes dérivés de la phenéthylamine : synéphrine (majoritaire), tyramine.


PROPRIETES :
- fleur : c’est un sédatif et un aromatisant (eau de fleur d’oranger) ;
- feuille : sédative et antispasmodique ;
- zeste : amer aromatique, c’est un stimulant léger de l’appétit et un aromatisant. Les extraits d’orange amère titrés en synéphrine sont à présent utilisés comme adjuvants des régimes amaigrissants ; la synéphrine est un sympathomimétique possédant à la fois une activité agoniste alpha-adrénergique et des propriétés bêta-adrénergiques ; elle réduit l’appétit, augmente le métabolisme de base et stimule la lipolyse au niveau des adipocytes entraînant ainsi une perte de masse grasse.

EMPLOIS
- Feuille : elle est conseillée en cas de nervosité, spasmes digestifs d’origine nerveuse et en association avec d’autres plantes sédatives en cas de troubles du sommeil.

Produit conseillé : PASSIFLORE-BIGARADIER.

- Extraits du fruit titrés en synéphrine : pour faciliter la perte de poids en complément d’un régime alimentaire et d’une activité physique adaptés. Précautions d’emploi : la synéphrine ne possède pas la toxicité et les effets indésirables de l’éphédrine (substance sympathomimétique contenue dans l’éphédra et utilisée comme amaigrissant ; à présent interdite dans les compléments alimentaires suite à de nombreux cas d’intoxication) ; néanmoins, il faut se méfier des extraits d’orange amère très concentrés en synéphrine ou pris à hautes doses (dose de sécurité évaluée à 30 mg par jour de synéphrine) qui pourraient entraîner : hypertension artérielle, tachycardie, troubles du rythme cardiaque. Ces extraits sont déconseillés en cas de glaucome à angle fermé, de rétention urinaire d’origine prostatique, d’hypertension artérielle, de troubles cardiovasculaires.

Produit conseillé : COMPLEXE MINCEUR

Bouleau

Betula pendula Roth/ Betula pubescens Ehrh (Betulaceae)

ORIGINE : commun en France, le Bouleau est un arbre pouvant atteindre 25 m de haut; son écorce blanc argenté, crevassée est caractéristique et ses feuilles sont triangulaires à bord dentelé.

PARTIES UTILISEES : feuille, sève en gemmothérapie.

PRINCIPAUX COMPOSANTS de la feuille :
- flavonoïdes (jusqu’à 3 %) l’hyperoside étant majoritaire,
- dérivés de l’acide gallique et des acides phénols,
- esters triterpéniques,
- sels de potassium,
- vitamine C et un peu d’huile essentielle riche en ester méthylique
- dérivés salicylés.

PROPRIETES :
Appelé au XVI ème siècle « l’arbre néphrétique de l’Europe » par la réputation qu’il avait de dissoudre les calculs rénaux et vésicaux, le bouleau a longtemps été redouté des écoliers car ses branches fournissaient aux maîtres d’écoles des verges dissuasives. De nos jours, la feuille de bouleau est surtout connue comme un diurétique, propriété qui a été mise en évidence chez l’animal de laboratoire ; cette augmentation de la diurèse s’accompagne d’une augmentation de l’élimination d’urée et un léger effet antiseptique urinaire a été constaté dans le cadre d’études cliniques. L’activité diurétique semble liée à l’inhibition d’une métalloendopeptidase ce qui a pour conséquence d’accélérer l’élimination urinaire.

EMPLOIS : le bouleau peut être utilisé :
- en cas d’inflammation des voies urinaires (cystite, urétrite) en accompagnement d’une thérapeutique spécifique pour drainer les voies urinaires.
- comme dépuratif en particulier en cures au début du printemps pour faciliter l’élimination des déchets issus du métabolisme et/ ou en cas de pathologie rhumatismale.
La sève de bouleau est indiquée sous forme de gemmothérapique en cas d’arthrose s’accompagnant d’hyperuricémie.
Précautions d’emploi : le bouleau est déconseillé en cas d’oedèmes dus à une insuffisance cardiaque.

PRODUIT CONSEILLE : PHYTOELEMENT BIO DRAINAGE-MINCEUR

Bourrache

Borago officinalis L (Boraginaceae)

ORIGINE : Plante herbacée d’environ 50 cm de haut originaire du bassin méditerranéen, la bourrache est fréquente en France au bord des chemins et sur les sols incultes. Toutes les parties de la plante (tige, feuilles, fleurs) sont recouvertes de poils rudes.

PARTIES UTILISEES : fleur, graine.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :
- de la fleur : mucilages, éléments minéraux ;.
- de la graine : huile (30 à 35 %). L’huile obtenue par première pression à froid contient des acides gras saturés (10 à 14 %) mais surtout des acides gras insaturés : acide oléique (15 à 20 %) et près de 70 % d’acides gras poly-insaturés de la famille des omega-6, l’acide linoléique (35 %) et l’acide gamma-linolénique (18 à 25 %).

PROPRIETES :
- la fleur : émolliente, adoucissante, diurétique et sudorifique. Cependant il y a été découvert des alcaloïdes pyrrolizidiniques hépatotoxiques et cancérigènes : son emploi est à présent déconseillé.
- Huile des graines : elle apporte de l’acide linoléique, non synthétisé par l’organisme humain et qui est un acide gras essentiel. A partir de cet acide, l’organisme peut synthétiser l’acide gamma-linolénique (GLA) et l’acide dihomo-gamma-linolénique qui a une activité anti-inflammatoire par inhibition de la transformation de l’acide arachidonique en leucotriènes. Cette huile est dépourvue de toxicité.

EMPLOIS DE L’HUILE :
- perte d’élasticité et sécheresse de la peau, vieillissement prématuré de la peau : elle améliore sa souplesse et augmente son hydratation.
- Dermatite atopique, eczéma, démangeaisons dus à une carence en acides oméga-6.
A noter : à la dose de 1,4 g par jour d’AGL (6 g d’huile de bourrache), deux études ont montré une amélioration des symptômes de l’arthrite rhumatoïde (diminution de l’enflure et de la sensibilité des articulations).

PRODUIT CONSEILLE : BOURRACHE-ONAGRE.

vendredi, 1 juin 2007

BOLDO

Peumus boldus Mol (Monimiaceae)

ORIGINE : le boldo est un petit arbre buissonnant de 4 à 5 m de haut à feuilles persistantes et couleur vert grisâtre. Originaire du Chili, il est cultivé notamment en Italie et au Maroc.

PARTIE UTILISEE : feuille

PRINCIPAUX COMPOSANTS : flavonoïdes , alcaloïdes à noyau aporphine dont le principal est la boldine, huile essentielle (cinéol, ascaridol)

PROPRIETES : la feuille de boldo est cholérétique (elle augmente la production de bile par le foie), cholagogue (stimulation de l’évacuation biliaire), spasmolytique, hépatoprotecteur et stimulant de la sécrétion gastrique. A dose élevée, elle est sédative.

EMPLOIS : le boldo est surtout utilisé en cas de dyspepsie (digestion difficile, douloureuse avec ballonnements, flatulences) et pour drainer le foie. Son emploi est déconseillé en cas d’obstruction des voies biliaires (calculs biliaires).

PRODUIT CONSEILLE : Phytoélément bio Détox.

CANNEBERGE

Vaccinium macrocarpon L (Ericaceae)

ORIGINE : la canneberge est un arbrisseau ressemblant à la myrtille, pouvant atteindre 80 cm de haut originaire du nord des Etats-Unis et du Canada (Cranberry)où elle pousse dans les tourbières et les forêts d’altitude sur des sols très acides. Elle est à présent cultivée dans le nord du continent américain, dans plusieurs états d’Europe, en Russie et au Chili. Le fruit est une petite baie rouge à maturité.

PRINCIPAUX COMPOSANTS : - acides organiques : responsables de l’acidité du fruit, - polyphénols : proanthocyanes de type A (PAC), flavonoïdes et hétérosides anthocyaniques, - sucres : fructose, glucose.

PROPRIETES

Le fruit de la canneberge est alimentaire en particulier au Canada où il est apprécié sous forme de jus, confiture ou sauce. Les indiens d’Amérique du Nord le consommaient en hiver à l’état sec comme source d’énergie et de vitamine C ou sous forme de pemmican, mélange de canneberge, gras animal et viande séchée. En cataplasme, ces baies servaient au traitement des plaies cutanées. - Inhibition de l’adhérence des bactéries ; L’intérêt actuel pour la canneberge provient d’observations faites dès les années 1920 : la consommation quotidienne de 300 à 400 ml de jus de canneberge améliorait nettement des femmes souffrant d’infections urinaires à répétition. Plusieurs études cliniques et des études in vitro ont depuis confirmé l’activité et le mode d’action de cette plante : après absorption orale, les proanthocyanes du fruit sont éliminés dans les urines et empêchent l’adhésion et donc le développement de certaines bactéries Escherichia coli aux cellules uroépithéliales en inhibant l’expression des fimbriae de type p de ces bactéries uropathogènes responsables de 80 % des cystites aiguës, ce qui leur fait perdre un de leur plus puissant caractère infectieux. Ce sont en effet ces pili ou filaments qui sécrètent des adhésines ou macromolécules capables de se lier à des récepteurs de la surface des muqueuses et d’initier l’adhésion. La canneberge inhibe encore in vitro l’adhérence de certaines autres bactéries : Proteus, Klebsellia, ,Enterobacter. Helicobacter pylori (responsable d’ulcères gastriques). Une fraction non dialysable préparée à partir de jus de canneberge et dépourvue de sucres et d’acidité a fait l’objet d’études dans le cadre de la santé buccale. Les chercheurs ont montré que cette fraction empêche les bactéries d’adhérer les unes aux autres pour former un biofilm ce qui contribue à la prévention des caries et gingivites. Egalement anti-inflammatoire, cette fraction pourrait avoir un intérêt dans le traitement des parodontoses. - Propriétés anti-oxydantes : La forte activité anti-oxydante de la canneberge pourrait avoir un intérêt dans la prévention des maladies cardiovasculaires : des études préliminaires à confirmer tendent à montrer que la consommation régulière de jus non sucré entraîne une diminution du LDL-cholestérol et des changements métaboliques (perte de poids, réduction du tour de taille) chez l’obèse. ++ EMPLOIS
La canneberge est utilisée dans la prévention des infections urinaires récidivantes. L’AFSSA (Agence Française de sécurité sanitaire des aliments) a autorisé l’allégation suivante pour les jus concentrés de canneberge et produits qui en respectent la matrice : contribue à diminuer la fixation de certaines bactéries E. coli sur les parois des voies urinaires sous réserve d’une consommation journalière d’une quantité de produit apportant 36 mg de PAC. Elle peut aussi être utilisée en accompagnement du traitement médicamenteux spécifique des cystites.

Produit conseillé : CYSTI B36

CARVI

Carum carvi L (Apiaceae)

ORIGINE ET CULTURE : herbacée bisannuelle de 30 cm à 1 m de haut, cette plante très odorante est originaire des régions tempérées d’Asie ; son fruit est un diakène formé de deux méricarpes accolés qui se détachent l’un de l’autre à maturité. Actuellement le carvi est surtout cultivé en Pologne, Pays-Bas, Hongrie, Egypte, Maroc mais aussi France, Allemagne et Asie Centrale.

PARTIE UTILISEE : fruit. Les fruits venant des Pays-Bas sont plus gros que ceux importés d’Europe de l’Est.

PRINCIPAUX CONSTITUANTS :
- 3 à 8 % d’huile essentielle constituée de 50 à 55 % et parfois même 80 % de carvone et plus de 45 % de limonène.
- Environ 0,35 % d’acides phénols dont acide caféique, pcoumaroylquinique, dérivés estérifiés de l’acide chlorogénique.
- 0,4 % de flavonoïdes : isoquercitrine et 3-O-cafeoylglucoside de quercétine ;
- 10 à 22 % de lipides (acide pétrosélinique)
- 25 % de protéines,
- 13 % de polysaccharides : à noter l’absence d’amidon.

PROPRIETES : le carvi est avant tout un carminatif, sans doute le plus puissant des carminatifs de la phytothérapie occidentale (une plante carminative est une plante qui s’oppose à la formation de gaz et qui facilite leur résorption) et une plante de la digestion ; le carvi stimule en effet les sécrétions salivaires, gastriques et biliaires, favorise les mouvements péristaltiques à certaines doses et exerce une nette activité antispasmodique. Son huile essentielle est antimicrobienne ;

EMPLOIS :
Au Moyen-Age, le carvi entrait dans la composition des philtres d’amour censés préserver la fidélité ; en Allemagne, on en glissait un plat dans le lit des enfants pour les protéger des sorcières ; les paysans servaient aux ouvriers un gâteau au carvi au repas de fête qui marquait la fin des moissons.
- Emplois thérapeutiques : le carvi est utilisé en cas de troubles digestifs tels ballonnements épigastriques, lenteur à la digestion, éructations, flatulences. Il est aussi recommandé en cas de douleurs liées à des crampes et coliques intestinales ou gastriques.
- Emplois culinaires : peu utilisé en France peut-être en raison de son goût assez fort, le carvi n’en est pas moins une épice appréciée dans de nombreux pays ; il est utilisé pour parfumer du pain, des salés pour apéritif, relever des plats de légumes (choux, betteraves, carottes), accompagner des plats de viande (boulettes, rôtis, Chümmischüblige en Suisse), aromatiser des compotes de pommes ou de rhubarbe. C’est un ingrédient du Irish Stew.

PRECAUTIONS D’EMPLOI : le carvi doit être évité chez les personnes allergiques aux apiaceaes (fenouil, céleri). L’huile essentielle de carvi prise à haute dose est toxique (toxicité nerveuse et rénale).

Produit conseillé : MEGADRAINE

Cassis

Ribes nigrum L (Saxifragaceae ou Grossulariaceae)

ORIGINE : arbrisseau à feuilles caduques, alternes, découpées en 3 lobes dentés, son fruit est une baie juteuse et noire à maturité. Il pousse à l’état sauvage dans le nord, l’est et le centre de l’Europe ; en France, il est surtout cultivé dans la région de Dijon.

PARTIES UTILISEES : feuille, fruit, bourgeon.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :
- feuille : elle contient principalement des flavonoïdes (hétérosides de la quercétine surtout), des flavonols monomères (catéchol, gallocatéchol) et des proanthocyanes , une huile essentielle en faible quantité.
- Fruits : anthocyanes qui lui confèrent sa couleur (hétérosides de cyanidol et delphinidol), flavonoïdes, sucres et acides organiques, vitamine C.

PROPRIETES :
- de la feuille : c’est un anti-inflammatoire, faiblement antalgique ; des expériences chez l’animal ont de plus montré une action diurétique avec augmentation de l’élimination d’urée, acide urique, sodium et une action anti-hypertensive. Les polyphénols lui confèrent une action anti-oxydante.
- Du fruit : il a surtout un impact sur l’unité capillaro-veineuse ; les extraits préparés à partir du fruit frais sont doués de propriétés vitaminiques P, ils diminuent la perméabilité et augmentent la résistance des capillaires sanguins, exercent une activité anti-oedémateuse. Ils augmentent également le tonus veineux. Ces propriétés s’expliquent par le fait que les anthocyanes du cassis inhibent les enzymes protéolytiques de dégradation du collagène, constituant des parois vasculaires (élastase, collagénase) ; elles ont également une activité anti-oxydante.
- Les bourgeons sous forme de gemmothérapique (Ribes nigrum macérat glycériné MG 1D) sont des stimulants des cortico-surrénales.

EMPLOIS :
- La feuille de cassis est utilisée dans le traitement symptomatique des manifestations articulaires douloureuses mineures en particulier dues à l’arthrose. Son action sur les douleurs n’est pas immédiate et se développe graduellement ; il peut donc être intéressant de l’associer à une plante antalgique tout du moins en début de traitement. La feuille de cassis a également un intérêt comme traitement de fond de la pathologie rhumatismale.
Produit conseillé : Phytoélément Bio Confort Articulaire
- Les préparations à base de fruits frais de cassis sont indiquées en cas de sensation de jambes lourdes et de fragilité capillaire cutanée (couperose, pétéchies).
Produit conseillé : Complexe Circulation.

mercredi, 30 mai 2007

LE CERISIER ACIDE ou GRIOTTIER

Prunus cerasus L (Rosaceae)

ORIGINE : Introduit en Europe par les romains, le cerisier acide est originaire d’Asie mineure. Cultivé dans de nombreux pays son fruit, la cerise à goût acide ou aigre, est essentiellement consommé après transformation (confitures, tartes, gelées….) alors que la cerise douce est consommée crue.

PARTIE UTILISEE : pédoncule floral appelé « queue de cerise ».

PRINCIPAUX COMPOSANTS :
Il s’agit principalement de sels de potassium, d’acides organiques, de flavonoïdes et de tanins.

PROPRIETES :
Le plus populaire sans doute des diurétiques, surtout efficace semble-t-il quand il y a réelle rétention d’eau.

EMPLOIS
La queue de cerise est indiquée pour favoriser l’élimination d’eau par les reins et comme dépuratif qu’il s’agisse de drainage ou en accompagnement du traitement d’une inflammation urinaire.

Produit conseillé : GARCILINE

mardi, 29 mai 2007

CHICOREE SAUVAGE

Cichorium intybus L (Asteraceae)

ORIGINE : plante herbacée vivace, la chicorée sauvage est indigène des régions tempérées en Europe, Inde, Egypte où elle colonise les bords des chemins et les friches. Les fleurs de couleur bleu vif ou roses se ferment en fin de journée et par mauvais temps. Toute la plane sécrète un latex. Des variétés sélectionnées, améliorées sont cultivées soit pour les feuilles (endives) soit pour la racine (extraction de l’inuline ou torréfaction pour la fabrication de la chicorée comme succédané du café).

PARTIE UTILISEE : la racine

PRINCIPAUX COMPOSANTS :
- inuline (50 à 60 %)
- lactones sesquiterpéniques de type guaïanolide,
- acides phénols dérivés de l’acide caféique,
- principes amers : intybine (mélange de lactucine et lactucopicrine)
- dérivés triterpéniques (taraxastérol), flavonoïdes, tanins, pectine, tanins.

PROPRIETES :
Dès l’Antiquité, la chicorée était cultivée ou récoltée sauvage pour traiter les migraines, le foie et la vésicule biliaire. Les Anciens l’appelaient l’amie du foie. De nos jours, la chicorée est toujours le type même d’un draineur hépato-rénal car elle s’avère être cholérétique, diurétique et laxatif doux. Elle doit en partie son activité à la présence d’inuline ; toutefois les propriétés de l’inuline prise isolément et à dose efficace sont spécifiques. L’inuline est un polymère d’unités de fructose liées en bêta-2,1 se terminant par une unité de glucose. Les chaînes comportent 10 à 60 unités. Les produits de l’hydrolyse partielle de l’inuline constitués de 2 à 9 unités sont appelés fructo-oligosaccharides ou FOS.
L’inuline comme les FOS, n’est pratiquement pas digérée par les enzymes digestives et est fermentée dans le côlon par les bactéries intestinales en acides gras à chaînes courtes. Elle est ainsi considérée comme une fibre soluble et en possède tout l’intérêt nutritionnel :
- effet prébiotique (à la dose de 5 g/jour) : sa fermentation dans le côlon favorise le développement de bactéries de type Bifidobacterium (effet bifidogène) et Lactobacillus au détriment de bactéries indésirables sources de pathologies.
- Amélioration du transit intestinal (à la dose de 8 g/jour) : en favorisant la multiplication bactérienne et par la libération de gaz (FOS surtout) et d’acides gras à chaîne courte qui ont un pouvoir osmotique et qui stimulent la motricité colique, l’inuline et les FOS augmentent le poids des selles et permettent de régulariser le transit intestinal en cas de constipation.
- stimulation de l’absorption colique du calcium et du magnésium (à la dose de 8 g/jour) : la production d’acides gras abaisse le pH intestinal et augmente de ce fait la solubilisation du calcium et du magnésium qui sont alors mieux absorbés.
- Métabolisme lipidique et glucidique : l’effet modérateur de l’inuline et des FOS sur les taux sériques de cholestérol, triglycérides et glucose est vraisemblable mais reste encore à confirmer.

EMPLOIS :
- De la racine de chicorée :
La chicorée est principalement employée en cas de troubles digestifs (éructations, lenteur à la digestion, flatulences, ballonnements, troubles du foie) et pour faciliter les fonctions d’élimination de l’organisme. C’est une bonne plante de drainage utile aussi bien en cures au début de l’automne et au printemps que dans le cadre d’un régime amaigrissant pour accélérer l’élimination des déchets issus du métabolisme. Précautions d’emploi : la chicorée est déconseillée en cas d’obstruction des voies biliaires ou d’allergie aux astéracées.
Produit conseillé : GARCILINE

- de l’inuline : pour améliorer le confort et le transit intestinal.
Précautions d’emploi : à dose supérieure à 15 grammes par jour, la fermentation des FOS entraîne une production excessive de gaz source de ballonnements. Ils sont déconseillés en cas de douleurs abdominales d’origine non déterminée.
Produit conseillé : B FERMENTIS
COMPLEXE TRANSIT.

lundi, 28 mai 2007

CORIANDRE

Coriandrum sativum L (Apiaceae)

ORIGINE : plante herbacée de 30 à 60 cm de haut, la coriandre est originaire de la Méditerranée orientale où elle est à présent cultivée ainsi que dans plusieurs pays d’Europe de l’Est. Les fruits sont des diakènes sphériques finement nervés d’un pôle à l’autre. A l’état frais, leur odeur est repoussante ; c’est à la dessiccation que se développe leur arôme agréable.

PARTIE UTILISEE : fruits séchés. Leur taille varie selon la variété cultivée : 3 à 5 mm de diamètre pour la variété vulgare ALEF et 1,5 à 3 mm de diamètre pour la variété microcarpum DC.

PRICIPAUX COMPOSANTS : - 0,1 à 2 % d’huile essentielle : proportions variables selon les chimiotypes de linalol, alpha pinène, p.cymène, acétate de géranyle, camphre. - 13 à 21 % d’huile grasse riche en acide pétrosélinique, - Composés phénoliques : acides phénols (caféique, chlorogénique), flavonoïdes (rutine, isoquercitroside), traces de dérivés coumariniques.

PROPRIETES
Plante médicinale très utilisée par les Anciens, Grecs, Romains, Hébreux, en Egypte, la coriandre est aujourd’hui plus une plante condimentaire que médicinale. Ses propriétés intéressantes mériteraient de la faire figurer plus souvent dans notre cuisine occidentale : - digestive, elle stimule les sécrétions salivaires et gastriques, - carminative et antispasmodique, elle s’oppose aux fermentations intestinales et favorise l’expulsion des gaz. - Utilisée en Jordanie comme plante contre le diabète en association avec d’autres plantes hypoglycémiantes, des expérimentations conduites chez l’animal de laboratoire ont effectivement montré que la coriandre réduit l’hyperglycémie chez la souris rendue diabétique, stimule la sécrétion d’insuline et exerce un effet insulino-mimétique. D’autre part l’ajout de coriandre à une alimentation riche en graisses permet chez le rat de diminuer le LDL et le VLDL-cholestérol avec augmentation du HDL-cholestérol. Pour les chercheurs, la coriandre augmente la synthèse des acides biliaires, diminue l’absorption des lipides et augmente la lipolyse. L’huile essentielle de coriandre a des propriétés antibactériennes et antiseptiques.

EMPLOIS :
- dans les troubles digestifs : en cas de dyspepsie (digestion lente, difficile, douloureuse, ballonnements, flatulences) et pour calmer les douleurs des troubles fonctionnels intestinaux. - Comme épice : la coriandre sert à la préparation de nombreux plats en Inde, Chine, Vietnam, Iran, Russie, Moyen Orient..

COURGE

Cucurbita pepo L (Cucurbitaceae)

ORIGINE : couramment cultivée en France, la courge est originaire des pays tropicaux. Cette grande plante annuelle herbacée à tige couchée pouvant atteindre 10 m de long porte des feuilles pétiolées et des vrilles ramifiées. Aux fleurs jaunes succèdent des fruits comestibles ou courges. Ce sont des baies cortiquées de 15 à 40 cm de diamètre rondes ou oblongues à pulpe charnue, filamenteuse vers le centre et renfermant de nombreuses graines blanchâtres ovoïdes et aplaties bordées d’un bourrelet périphérique. En réalité il existe de nombreuses variétés cultivées de courges.

PARTIE UTILISEE : les graines.

PRINCIPAUX COMPOSANTS :
- 1 % de stéroïdes (delta 5 et delta 7 stérols, bêta sitostérol) accompagnés de tocophérols (vitamine E) et de traces d’oligo-éléments (sélénium, manganèse, zinc, cuivre).
- Huile grasse (30 à 50 %) dont la proportion en acides gras varie selon le cultivar ; les principaux sont les acides palmitique, stéarique, oléique et linoléique.
- Cucurbitine : acide aminé cyclique à propriétés anthelminthiques.

PROPRIETES :
Les graines de courge étaient autrefois utilisées comme laxatif et vermifuge. Des recherches plus récentes ont montré son intérêt dans les troubles urinaires d’origine prostatique. Chez l’animal de laboratoire ont été mis en évidence : une activité urodynamique, une action anti-inflammatoire, une inhibition de l’hyperplasie de la prostate induite par la testostérone. Des études cliniques confirment que l’extrait de graines de courge améliore la qualité de vie chez les personnes souffrant d’hypertrophie bénigne de la prostate.

EMPLOI
Les graines de courge peuvent être utilisées comme traitement symptomatique des troubles mictionnels dus à une inflammation de la vessie ou une hypertrophie bénigne de la prostate (stades I à II) : ralentissement ou insuffisance de la miction, sensation de rétention urinaire, augmentation du nombre de mictions….Le traitement doit être poursuivi plusieurs semaines pour être efficace (suivi sur 12 semaines dans les études cliniques) Précautions d’emploi : les graines de courge agissent sur les symptômes liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate mais ne diminuent pas la taille de l’adénome prostatique. Un suivi médical est nécessaire.

Produit conseillé : Huile de pépins de courge.

vendredi, 25 mai 2007

CUMIN

Cuminum cyminum L (Apiaceae)

ORIGINE : il semble que le cumin soit originaire de la vallée du Nil d’où il s’est répandu en Afrique du Nord, le sud de la France, l’ouest de l’Asie. Cette plante herbacée annuelle à croissance très lente ne dépasse pas les 50 cm de haut et est entièrement glabre à l’exception des fruits ; ce sont des diakènes étroits et fusiformes de 6 mm de long sur 1,5 mm de large. Le cumin provient essentiellement d’Iran, Inde, Pakistan, Turquie.

PARTIE UTILISEE : fruit

PRINCIPAUX COMPOSANTS : 2,5 à 6 % d’une huile essentielle de composition variable en fonction de la provenance mais dont les principaux composés sont en général l’aldéhyde cuminique et des terpènes dont p cymène, gamma terpinène, bêta pinène. Lipides (10 à 15 %) avec l’acide pétrosélinique comme principal constituant. Les flavonoïdes (0,05 à 0,1 %) sont également de nature variable selon la provenance du cumin.

PROPRIETES : Cité par Ebers (1550 avant JC), par Dioscoride qui en faisait une panacée, le cumin remplaçait le poivre chez les romains. Il stimule les sécrétions salivaires, gastriques, biliaires et favorise la motilité intestinale. En prise chronique, il stimule chez le rat les sécrétions pancréatiques (amylase, trypsine). Chez le lapin, il améliore la tolérance au glucose mais son activité hypoglycémiante reste controversée.

EMPLOIS : En tant que plante médicinale le cumin est principalement utilisé en cas de troubles gastro-intestinaux, de flatulences. En usage externe, il entre dans la composition de préparations destinées au traitement des articulations douloureuses. Comme épice, le cumin est surtout utilisé en Afrique du Nord où il entre dans la préparation du couscous, méchoui, tajines. Les mexicains en mettent dans le Chili con carne. Certains fromages hollandais sont aromatisés au cumin tels le gouda ; en Russie, il sert à aromatiser la bière et le kwas. Son huile essentielle entre aussi dans la composition d’essences aromatiques à usage culinaire.

Produit conseillé : SVELT'LINE

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